Depuis ce matin toutes nos chaines de radio et télé sont aux mains du pouvoir en place.
Présentateur Hollande, acteur hollande etc... plien de dos et y en a pour cinq ans peut-être .
Des larmes dans le sable.
Le sable desséché par un soleil brulant
Craque comme le vernis d’un vieux tableau de maitre
Humidifié parfois par la larme coulant
Perle d’une tristesse que trop peu vont connaitre.
Ce sable du désert, mer infinie, si vide et si aride
Emporté par le vent au temps chaud des journées
Est venu au visage effacer quelques rides
Que l’âge et les saisons sont venus dessiner.
Se tenant à l’abri du vent papier de verre
La vieille femme pleure, ses larmes sont de poudre
Elle a dans ses pensées les neiges d’un hiver
Qui bien de ses problèmes pourrait venir résoudre.
Elle voit les journalistes qui filment sa misère
Pour la montrer au monde de ceux qui mangent bien
Qui penseront encore que ces gens exagèrent
Et que l’argent donné ne servira à rien.
Un enfant est couché sur ses jambes pliées
Que les mouches voraces viennent pour butiner
Les restes d’un repas de trois jours oubliés
Car depuis cet enfant n’a plus fait que jeuner.
Les chèvres et les bœufs dont les côtes en relief
Ne savent plus ce qu’est une touffe d’herbe verte
Dans un dernier mirage, dans un instant très bref
S’imaginent qu’au loin la pairie est offerte.
La femme toujours assise regarde son enfant
Sous l’œil de l’objectif qui ne veut rien manquer
Mais faire du voyeurisme tout le monde s’en défend
Il faut que cet instant aux têtes soit marqué.
Mais le monde s’en fout de toute cette détresse
Comme la femme se fout de n’avoir de millions
Ca fera un sujet au monde de richesses
Qui pourra chaque soir donner son opinion.
Une dernière larme coule encore sur le sable
Sur la joue desséchée, brulée par le soleil
Elle va terminer ce film insoutenable,
S’en allant en direct dans un profond sommeil.
Filmer tant de misère peut parfois rendre heureux
Ceux qui loin de ces lieux se croient bien à l’abri
Ils ont de gros moyens, ne seront malheureux
Et puis comme ces gens, eux mangent aussi du riz.
Un enfant affamé sur les jambes de sa mère
Ne sait pas que jamais il ne la reverra
Mais il a sur la langue déjà le gout amer
Qui s’il devient plus grand dans le cœur il aura.
Le film est terminé et à ce même instant
Dans le palais royal, l’ogre vient de terminer
Un repas rassasiant de mets for consistants
Qu’à son peuple une part il n’a jamais donné.
André. D. M.
Fleurs jumelles.
Une fleur ce matin, ta jumelle en nature
Me regardant passer m’a, bougeant ses pétales
Invité à entrer au monde de culture,
Où la fête chantait dans un immense bal.
Me prenant par la main, elle me présenta
A des fleurs jolies, des grosses, des parfumées,
Quelques fanées aussi reposant sur un tas
Et qui n’allaient tarder à partir en fumée.
Des parfums enivrants auraient pu me griser,
Les couleurs belles et vives détourner mon regard
Et pourtant toutes fleurs j’ai alors méprisé
Afin de ne confier qu’à une mes égards.
Cette fleur ta jumelle, la belle printanière,
Est venue avec moi à la fin de la fête,
Je l’avais accroché à une boutonnière,
Décorant mon habit de cette pâquerette.
Tout comme toi depuis, elle est là sur mon cœur,
Je m’éveille avec toi mais je sors avec vous
Et je suis aussi fier que serait un vainqueur
Content de vous avoir toutes deux je l’avoue.
Au gré de mes saisons vous vivrez avec moi,
Car les fleurs dans l’amour ne périssent jamais,
Elles frémissent seulement au vent de mes émois
Qui sur vous pour toujours soufflera désormais.
Un poète a pouvoir d’être amoureux de tout,
De faire vivre les choses, d’écouter le silence,
Il trouve de la joie, de l’amour de partout
Cherchant en chaque mot, la forme d’excellence.
Les femmes et les fleurs éternelles à jamais
Au terreau de l’amour dans des mots bien choisis,
Quand le poète écrit, il tient ce qu’il promet,
On ne peut pas mentir dans une poésie.
André. M.
Mes amis de la nuit.
Aux abysses profonds de mes pensées éteintes
Dans la nuit arrivée, quand mon esprit sommeil
Des ombres inconnues s’installent dans l’enceinte
Et en visions multiples une route se frayent.
Mystérieuses entités au bal de mes songes
Qui retracent parfois la vie de mes journées
Ou qui dans le futur prémonitoire me plongent
Qui s’il est dramatique je voudrais contourner.
Visages inconnus, beaux ou impressionnants
Histoires souvent sans suite, décousues de tous sens
Pages qui prennent fin, dès le prochain tournant
Personnages au réveil qui perdent leur présence.
Ces fantômes nocturnes, ne sont qu’un ou sont mille
Ils changent de visage comme ils changent de lieux
Figés, handicapés ou parfois très habiles
Ils peuvent rester jeunes mais dans des traits trop vieux.
Comédiens invisibles ils portent des messages
Prévenant dans des signes de dangers, de richesses
Selon qu’ils prennent tête de Satan ou du sage
Ou le corps diabolique de grande pécheresse.
Aux abysses profonds de mes pensées éteintes
Dés que dans le sommeil tout mon être se plonge
Des ombres inconnues s’installent dans l’enceinte
Pour ouvrir mes rêves avec la clé des songes.
André. M.
Conseils d’homme.
Ne te raccroche pas à une bouée vide
A celui qui disait venir à ton secours
Pour que ta vie jamais ne soit un Atlantide
Qui fabriquait sa plage au gré de ses discours.
Ne te plonge jamais aux bras de ce manchot
Qui enlace ton corps dans des bras invisibles
Dont le cœur est glacé, même s’il a le sang chaud
Rythmé aux battements d’un sexe imprévisible.
Reste sourde toujours aux belles litanies
Aux odes poétiques, des soirs de pleines lunes
Qui te promettent amours et joies à l’infini
Mais dont le point final trempe dans l’infortune.
Ne crois pas en regard souvent d’un bleu profond
T’invitant au voyage, au bonheur éternel
Mais préfère l’aveugle, dont les yeux dans le fond
Expriment en invisible des sentiments réels.
Ne cherche pas en l’homme ce qui est impossible
Et surtout pour toujours chasse les beaux parleurs
Il est dans les silences d’un homme plus sensible
Les beautés de l’amour et toutes leurs valeurs.
André. M.
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